Musiques pour Philippe Hurepel

 

Le XIIIème siècle et l’art des trouvères :

 

Bâti au début du XIIIème siècle par le Comte Philippe Hurepel, fils du Roi Philippe-Auguste et de la belle Agnès de Méranie, le château de Boulogne-sur-Mer est un lieu qui a gardé dans ses murs et dans sa configuration, de nombreux témoignages de son passé médiéval. Très riche, le XIIIème siècle voit l’apogée d’un genre littéraire et musical tout à fait unique : l’art courtois ou fin’ amor, poésie d’un grand raffinement qui fleurissait dans toutes les cours de France. Les villes du Nord, et en particulier Arras, connaissaient alors un immense rayonnement artistique. Des trouvères, poètes et musiciens de toutes conditions, venaient s’y produire, chacun s’évertuant à composer la chanson d’amour la plus parfaite. L’amour véritable pour une belle Dame, inaccessible par son rang et souvent engagée, est pour le trouvère le sentiment le plus élevé que l’on puisse éprouver de son vivant.

 

 

 

Du chant courtois à la cour de Philippe Hurepel ?

 

Philippe Hurepel est un prince qui a grandi à la cour de France, à une époque où la poésie et la musique y étaient très présentes. Philippe-Auguste était d’ailleurs un roi qui aimait les arts et tenait à s’entourer des plus talentueux trouvères. Nous pouvons supposer que Philippe Hurepel, homme instruit et soucieux du rayonnement de sa cour, faisait lui aussi appel aux meilleurs musiciens et auteurs du Boulonnais et de l’Artois. Ceux-ci se produisaient sans doute lors de soirées littéraires ou de fêtes en son château. La Cie Mille Bonjours se propose d’imaginer, au travers d’un programme de pièces contemporaines de Philippe Hurepel, les notes et les mots qui auraient pu résonner dans les grandes salles du château de Boulogne à cette époque. Le programme fait également référence à des personnages historiques alliés de Philippe Hurepel comme Gontier de Soignies, ou ennemis, tel Thibaut de Champagne, célèbre trouvère et amant prétendu de la régente Blanche de Castille. 

Juliette Leroy: voix, organetto et percussions

Yves Vandenbussche: voix

Stéphane Hocquet: citole, flûtes, cornemuse et percussions

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